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Espace de désinvolture où le rêve se doit de guider vos pas dans les sentes de la pensée vagabonde

La maison aux fenêtres qui rient

25 Juillet 2015 , Rédigé par Scribouillard Publié dans #Cinéma

La maison aux fenêtres qui rient

Que ceux qui ont retenu leur souffle dans « le Grand Bleu », pleuré devant « Pretty Woman », trouvé « la planète des singes » au poil, se sont noyés avec le « Titanic » et élevés grâce à « la guerre des étoiles » passent leur chemin ...

Ils ne pourront en effet pas concevoir que le film, « la maison aux fenêtres qui rient », a été élu giallo du siècle par les amateurs troglophiles des cinémas de quartier, amoureux éperdus de pellicules empoussiérées et parcourues d'images authentiques et cadrées avec la justesse d'une lame acérée plus que le scalpel d'un chirurgien maniaco-dépressif.

Mais tout d'abord, qu'est-ce qu'un giallo ? Le giallo ( jaune en italien ) est un film directement inspiré des romans populaires à la couverture sépia de l'Italie du début du 20ème siècle et qui se singularisaient alors par des scènes meurtrières particulièrement sanglantes et irrévérencieuses où l'arme blanche y régnait en maîtresse de cérémonie.

« La maison aux fenêtres qui rient » débute donc par une scène glauque de torture où un homme entravé hurle de douleur alors que le bras implacable d'un mystérieux bourreau le larde de violents coups de couteau pendant que la bande sonore diffuse une musique angoissante à souhait, rythmée par une litanie monocorde de paroles énigmatiques et déconcertantes.

Vingt ans plus tard, dans un petit village paisible de la plaine du Pô, arrive Stefano, un peintre missionné par la municipalité afin de restaurer l'unique vestige de cette station thermale en pleine décrépitude, en l'occurrence une fresque inachevée de l'artiste Legnani, surnommé le peintre de l'agonie en ce qu'il puisait son inspiration au chevet des moribonds.

Inexorablement, la torpeur bucolique du lieu et l'ambiance morbide et dépouillée de l'histoire où les personnages paraissent étouffés par le poids d'un lourd secret que le quotidien semble subconsciemment avoir enseveli dans les tréfonds de la mémoire collective font de ce film un chef d'oeuvre du genre où le dénouement marie savamment la superstition, le macabre et ... l'impensable.

A vos écrans !!!

La maison aux fenêtres qui rient
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