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Espace de désinvolture où le rêve se doit de guider vos pas dans les sentes de la pensée vagabonde

Un crime mystérieux

3 Janvier 2016 , Rédigé par Scribouillard Publié dans #Histoire mystérieuse

Un crime mystérieux

Le 01 novembre 1897, jour de la Toussaint, une secousse sismique ébranla Coustaussa lorsque le corps de l'abbé Jean-Antoine Gélis, 70 ans, fut retrouvé ensanglanté par son neveu, sur le sol de la cuisine et près de la fenêtre d'un presbytère pourtant implanté au coeur du village.

L'assassinat, perpétré aux abords des 04 heures 30' de la nuit, se révèle avoir été atrocement bestial.

Dans une mare de sang, le corps de l’ecclésiaste gît normalement revêtu d'une soutane, de chaussons à sabots et d'un chapeau. La ficelle de la sonnette d'entrée a été précautionneusement retirée, comme si l'abbé avait voulu recevoir son (ses) visiteur(s) dans la plus stricte intimité.

Partout, des tâches de sang ont éclaboussé les meubles, les murs et le plafond même.

Quant à la dépouille du curé, on y dénombre quatorze blessures horribles à la tête, au-dessus de la nuque, le crâne est polyfracturé et son cerveau quasiment mis à nu.

Étrangeté ultime, presque rituelle, le corps a été minutieusement placé sur le dos, les mains ramenées sur la poitrine où y a été disposé un crucifix.

Deux bouteilles de Banyuls et de Porto sont visiblement entamées dans une pièce baignée d'une odeur persistante de fumée froide; et, à proximité du cadavre, on relèvera enfin la présence d'un carnet entier de papier à cigarettes de marque « le Tzar » où, sur l'une des feuilles, se trouve être manuscrite la mention « Viva Angelina ». Sachant que l'homme d'église était un non-fumeur invétéré …

Outre le fait qu'Angelina est le nom de scène d'une prostituée de Narbonne, ce terme se peut également de faire référence à une mystérieuse et mystique société para-religieuse qui aurait secrètement financé les projets de l'abbé Saunière via la branche austro-hongroise des Habsbourg. Hypothèse évidemment …

Rapidement, le mobile du vol fut écarté. Malgré une fouille des lieux, plusieurs tiroirs entrouverts contenaient encore beaucoup d'écus et de monnaie. 13 000 francs y furent d'ailleurs découverts, dissimulés sous un tabernacle, dans un rochet ou dans des tuyaux de poêle. De plus, un document crypté en indiquait les différentes caches recelant beaucoup trop d'argent pour un prêtre dont la solde annuelle ne devait guère dépasser les 800 francs ...

Deux individus furent sérieusement soupçonnés, un jeune pâtre hispanique tombé éperdument amoureux de la chanteuse de la chorale du village ainsi qu'un viticulteur, Joseph Pagès, neveu surendetté de la victime, mais tous deux seront en définitive innocentés.

Un petit article du journal de l'Aude, paru presque inaperçu le 21 novembre, mentionne en filigrane l'existence d'un document précieux saisi et communiqué à Paris pour une expertise. Malheureusement, tout comme l'affaire de Coustaussa, on n'en reparlera jamais ...

Car, dans ce petit coin de l'Aude, rien ne s'y passe comme ailleurs et , quand un virage tourne à droite, c'est souvent pour aller à gauche. Pour y voir clair, il s'agit donc d'adopter la bonne conduite ...

Un crime mystérieux
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