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Espace de désinvolture où le rêve se doit de guider vos pas dans les sentes de la pensée vagabonde

Fibromyalgie ou le culte de la douleur

18 Mai 2016 , Rédigé par Scribouillard Publié dans #Divers

Fibromyalgie ou le culte de la douleur

Voilà ce que vit un fibromyalgique chaque jour, chaque nuit.

Au quotidien. Sans le moindre répit. Sans aucune trêve.

Évidemment, on ne voit ici que le dos …

Un côté du décor ...

Même si l'image laisse imaginer le reste … La suite .. Une suite sans fin.

Une douleur, permanente.

Parfois forte, très forte, plus forte. Trop forte.

Tenace. Coriace. Obstinée. Enragée.

D'autres fois, moins. C'est vrai ...

Mais toujours là, lancinante, tapie dans un coin de mon dos.

Irrépressible. Imprévisible. Impitoyable.

Des milliers de dards invisibles qui s'acharnent sur moi.

Des coups sourds et profonds venus de nulle part.

Des déchirures infligées par des ennemis anonymes.

Qu'on ne peut désarmer puisque qu'on ne les voit pas.

Le jour, la nuit, à l'aube, au crépuscule.

Sous le soleil, dans le froid ou au creux de mon lit.

Couchée, debout, assise.

Il me faut me battre, inlassablement.

Le soldat connaît son adversaire.

Le gladiateur voyait son ennemi.

Moi, mon rival est transparent, volatile, incolore.

Jamais, il ne se dévoile. Il ne sait prendre que mon image.

Qu'il se plaît à distordre, à froisser, à user.

Il aura fallu des années pour simplement le nommer.

Des années que moi, il me faut le frapper, avec ma tête et mon sourire.

La force de l'esprit.

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

Tout n'est affaire que de volonté ...

Facile à lire. Facile à dire. Plus dur à faire.

Beaucoup plus dur encore lorsque l'on doit seulement le faire.

Des litanies de paroissiens bien-pensants

Tranquillement agenouillés entre eucharistie et vin de messe

Pendant que le Sauveur saignait vraiment sur sa croix.

Mon Golgotha n'a pas de sommet.

Ma croix n'est pas de bois.

Quand sous elle je ploie, personne ne la voit.

On me voit juste courbée, encore et toujours fatiguée.

Alors, je pleure en dedans. Au moins, j'essaye.

Car la douleur enseigne une chose : la DIGNITE.

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