Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Espace de désinvolture où le rêve se doit de guider vos pas dans les sentes de la pensée vagabonde

LE DIEU D'OSIER

30 Août 2016 , Rédigé par Scribouillard Publié dans #Cinéma

LE DIEU D'OSIER

Tourné en Écosse l'année 1972, ce métrage britannique devenu culte a marqué d'une manière indélébile l'univers du cinéma telle une comète flamboyante zébrant brusquement la noirceur lisse d'une nuit de torpeur. Redondant de singularités, d'anecdotes et d'embûches, ce film, iconoclaste et sulfureux, a su au fil du temps tisser la trame de sa légende, et ce même si cette dernière n'a connu encore que peu de prosélytes.

Malgré un titre homonyme, il s'agit cependant de bien distinguer cette œuvre de son triste remake de 2007 sans le moindre intérêt.

Mais, ce colosse d'osier, symbole du paganisme, a-t-il vraiment existé ailleurs que dans « la guerre des Gaules » de Jules César ? En revanche, le site de l'embrasement du mannequin devint vite un lieu de pèlerinage fréquenté par quelques excentriques venus récupérer sur des falaises désertes ses scories calcinées.

Pourquoi ce film de la renommée « Hammer », dont le négatif original semble avoir été définitivement perdu, a-t-il été amputé de plusieurs minutes et sa diffusion maintes fois repoussée et tant déprogrammée qu'il en est devenu presque invisible ?

Pour quelle vraie raison une pointure du septième art comme Christopher Lee a-t-elle consenti à jouer son rôle de manière bénévole ?

Quant à Rod Stewart, aurait-il réellement cherché à en racheter toutes les copies afin de dissimuler la plastique surexposée de sa compagne ?

Sous un vernis de fable elliptique constellée de masques d'animaux, d'enfantillages espiègles, de danses fugaces, de mœurs douteuses et de comportements grotesques s'ébauche en filigrane l'existence perverse et sordide d'un village profane entièrement dévoué à des rituels ancestraux intimement cruels.

Mais ici, point de hurlement, de flot sanguinolent ou de bestialité outrancière. La transgression est totale, sarcastique et hautement symbolique … A la faveur d'une lumière ésotérique, l'épouvante a su se draper dans des atours de fêtes carnavalesques pour mieux plonger ses racines dans la jubilation de quelques insulaires manifestement paisibles et désespérément débonnaires. Jusqu'à ce que ...

LE DIEU D'OSIER
LE DIEU D'OSIER
LE DIEU D'OSIER
LE DIEU D'OSIER
LE DIEU D'OSIER

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article