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Espace de désinvolture où le rêve se doit de guider vos pas dans les sentes de la pensée vagabonde

Cannibal Holocaust

16 Janvier 2017 , Rédigé par Scribouillard Publié dans #Histoire mystérieuse

Cannibal Holocaust

Dans l'arrière-pays niçois, la roche inhospitalière d'une montagne silencieuse à la végétation pauvre et rampante offre soudainement la vision fantasmagorique d'un village ruiniforme parsemé de vestiges de citernes, de poternes effondrées et de caves voûtées subsistant acrobatiquement sur d'antiques balcons en restanques.

 

Surplombant la vallée du Paillon et uniquement accessible par le biais d'un étroit sentier muletier, ce vieux bourg médiéval porte le nom poétique de « Rocca Sparvièra » ( le rocher aux éperviers ).

 

Parmi les silhouettes fantomatiques de demeures éboulées, une chapelle restaurée attire le regard du promeneur égaré qui se doit ici de redoubler de vigilance en ce que cet endroit est maudit et abandonné à son triste sort depuis le XVIIème siècle, époque à partir de laquelle s'en sont enfuis les derniers habitants harassés par les nuées funestes de sauterelles, les terribles épidémies de peste noire et les redoutables tremblements de terre.

 

Car ce village est la proie tenace d'une légende sanglante baignée de crimes et d'anthropophagie.

 

En effet, en des temps reculés, la Reine Jeanne, après l'assassinat de son époux, trouva ici un refuge en ces lieux escarpés avec ses deux rejetons.

Mais des sbires hongrois retrouvèrent sa trace et, avec la complicité ignoble des villageois et d'un prêtre hérétique, profitèrent de l'absence de Jeanne partie à la messe de Minuit pour massacrer ses enfants, les découper en morceaux et les assaisonner avant de les servir ainsi accommodés pour un repas de réveillon macabre et satanique.

De retour au château, la Reine, confrontée à ce spectacle effroyable, lança alors en ces termes une malédiction rageuse avant de disparaître : « roche sanglante, roche maligne, un jour viendra où sur tes ruines ne chantera plus ni le coq ni la poule mais seulement les éperviers et les oiseaux sauvages ».

 

Depuis, ce village n'a connu que malheurs et désolation, les stigmates cannibales s'insinuant dans la pierre mauvaise de ce site à un point tel que des Barbets, errant en cette contrée sous la Révolution et devenus subitement fous, en arriveront à leur tour à faire dévorer à leurs prisonniers le coeur encore palpitant d'un Officier français.

Cannibal Holocaust
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